1- Qu'est ce que l'IA?

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Préambule:
Avant d'entrer plus avant dans le sujet, nous cernerons d'abord le sens premier du mot intelligence:
C'est la faculté de connaitre, comprendre; elle est l'aptitude d'un être vivant à s'adapter à des situations nouvelles; à découvrir des solutions aux difficultés qu'il rencontre; elle est la faculté de comprendre les sentiments, comme nous le rappelle "Le Petit Robert", dictionnaire de la langue française.
Quant au mot artificiel, il désigne un produit réalisé par la technique de l'homme, et non conçu par la nature.

Cela nous montre combien la notion d'intelligence artificielle est floue car suivant cette définition seul un être vivant peut être doté d'intelligence. Cette ambigüité prouve qu'il est presque impossible de définir l'intelligence, et donc de l'attribuer à une machine. Plusieurs scientifiques ont toutefois tenté de la déterminer.
Alan Turing a en effet proposé un test, plus tard appelé le "test de Turing", qui consiste à caractériser l'intelligence d'une machine sur sa capacité à pouvoir entretenir une discussion avec un être humain.
Celui-ci a été proposé sous forme de concours en 1991 par Hugh Loebner. Cela a néanmoins été critiqué, les machines n'étant que des programmes d'analyse syntaxique, ne faisant appel à aucune intelligence.

A- Définition

L'Intelligence Artificielle est un système informatique qui pourrait accomplir des tâches qui sont, pour l’instant, mieux gérées par des êtres humains car elles demandent des capacités mentales de haut niveau telles que l’apprentissage d'une situation nouvelle, l’organisation de la mémoire et le raisonnement critique. Ce concept n'a pas l'approbation des spécialistes. En effet, ces derniers dissocient deux formes d'intelligence artificielle :
- L'IA forte
- L'IA faible

La première désigne l'intelligence d'un robot égale à celle de l'homme; l'automate serait alors doté d'une réelle conscience et éprouverait des sentiments. Son raisonnement serait le même que celui d'un être humain.
L'IA forte est donc une copie conforme de l'Homme. Elle est abstraite puisque les scientifiques n'ont toujours pas compris tous les aspects de l'homme tel que son cerveau; il est donc impossible de le répliquer. L'IA forte reste cependant le rêve d'une grande partie des chercheurs du monde entier.

Quant à la deuxième, elle fait référence à des systèmes informatiques simulant une intelligence humaine sans toutefois présenter une intelligence puisque ce robot ne fait que des calculs basés: elle n'est que l'aboutissement d'une succession d'algorithmes programmés par des êtres humains.

B- L'IA à travers les époques

C'est en 1956 au congrès de Dartmouth que l'expression "intelligence artificielle" a été proposée pour la première fois. Néanmoins, bien que le terme ne soit apparu que très récemment, ce thème d’étude est plus qu’ancien, et nous le retrouvons tout au long de l’histoire du monde, autant dans les mythologies, contes, histoire et légendes que chez les grands penseurs !
Ainsi, Asimov publie ses trois lois en 1947:

  • Première Loi: «Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.»
  • Deuxième Loi: «Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi.»
  • Troisième Loi: «Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi.»

1) Dans la réalité

Il nous reste aujourd'hui encore des traces de première construction remontant à l'antiquité Egyptienne et Grecque, montrant la volonté que l'homme a de réaliser un automate intelligent. Toutefois, le concept sera laissé longtemps en suspens, et ce durant l’obscurantisme du Moyen-âge. Ce n'est qu'en 1642 que ce désir renaitra avec Pascal qui inventa la Pascaline où la première machine à calculer de l’humanité occidentale.
Cet instrument mécanique permettait alors l'addition et la soustraction.machine à calculer de la pascaline
Ce fut le premier pas dans la réalisation de l'IA; Une machine était capable de faire ce que seul un homme pouvait effectuer alors.

Leibnitz proposa en 1673 une amélioration de la Pascaline: il dota en effet le mécanisme de deux nouvelles options : la multiplication et la division. Toutefois, cette machine n’est encore que le fruit d’un assemblage d’engrenages.
C’est en 1738 que Jacques de Vaucanson apporta une première avancée notable dans la conception d'automates: son œuvre, son célèbre canard,Schéma du canard de Vaucanson avec ses principales caractéristiques mises en évidence. avait en effet la capacité de bouger, cancaner, barboter, boire et digérer comme un véritable canard; le tout programmable grâce à un mécanisme interne.

Nous délaissons d'autres tentatives de construction d'automates, telles que le lion de Léonard de Vinci ou encore l’imitation artificielle d’oiseau par Gio Battista Aleotti et Salomon de Caus.

Deux cents ans plus tard, en 1946, ENIAC, premier ordinateur réalisé par Eckler et Mauchely, voit le jour! Il est l’aboutissement de plusieurs siècles de travail. En 1990, IBM sort le célèbre Deep Blue, qui se révèle être la première intelligence artificielle, relative au jeu d'échec. Il y aura d’ailleurs plus tard de nombreuses sous versions, plus performantes, Deep Blue ayant été mis à mal par l’intelligence humaine de Gary Kasparov.

De nos jours, nous avons plusieurs robots répondant aux critères de l’intelligence artificielle faible : joueur de flute, serveuse, ..., mais aucun ne correspond encore au rêve des scientifiques et des romanciers: une intelligence autonome, intuitive et adaptée à toutes les situations ; que nous ne vivons pour le moment que dans la fiction.

2) Dans la fiction.

Le golem, dans la légende juive, est un automate à forme humaine en bois ou en argile, a qui l’homme confère le savoir dans le but d'humilier Dieu en démontrant la capacité humaine à créer la vie. C’est le point de départ dans la pensée de l’IA.
Cette première trace montre ainsi que l’IA est un vieux rêve de l’homme. Le fait qu’une machine puisse éprouver des sentiments et avoir une conscience est un thème phare de la science fiction, « moderne », et cependant nous le voyons déjà dans l’œuvre principale d’Homère, L’Iliade, où des automates dévoués au dieu Héphaïstos, ont la capacité de parcourir de longues distances, amenant objets et trésors aux dieux de l’Olympe.
En 1881, naissent les premières histoires d’automates sentimentaux, possédant une conscience, tels "Pinocchio" envers Geppetto, ou le conte « l’Homme au sable » d’Hoffman où une poupée mécanisée s’éprend du héros.
Le XXème siècle quant à lui, est propice aux films de sciences-fictions grâce au développement industriel. C’est avec eux que l’on différencie pour la première fois le camp des androïdes : ceux-ci avaient toujours été imaginés au service de l’homme et de l’Humanité.
C’est ainsi qu'en 1927 sort le film "Metropolis" de Fritz Lang, dépeignant un monde novateur où hommes et robots ne peuvent plus cohabiter. En 1968, sort le premier film de science-fiction où il n’est déjà plus question de robots intelligents, mais d’ordinateurs autonomes :
"2001, L’Odyssée de l’Espace", où Hal, super ordinateur, ne peut concevoir l’idée de laisser diriger une mission par des hommes, insuffisamment intelligents d’après lui. C’est d’ailleurs l’intuition de l’homme qui permettra de prendre le dessus.
L’œuvre majeure du XXème siècle repose cependant dans la saga "Star Wars", où robots intelligents côtoient et vivent avec les hommes. Nous pouvons d’ailleurs noter que George Lucas illustra une épineuse question de l’IA : un robot peut il être conscient de son existence et vouloir la sauver comme le fait C3PO: thème reprenant d’ailleurs la 3ème loi d’Asimov.

Les différents films de science fiction succédant à Star Wars reprendront le principe d’une machine capable d’éprouver des sentiments, et illustreront les 3 lois fondamentales de la robotique: celles d’Asimov.


Ainsi, le rêve d'une intelligence mécanisée est, depuis la nuit des temps, omniprésent chez des humains, et a su évoluer et progresser au fil des siècles.

C- L'IA et l'humanité

Pour débuter nous étudierons le sens du terme humanité: L'humanité est l'ensemble des êtres humains, définis par des caractéristiques propres à l'espèce tels que la posture, la forme du squelette, la bipédie, ou encore le langage. Autrement dit, c'est l'ensemble des caractères partagés par tous les êtres humains.
Cependant ces critères peuvent être imités.
Aujourd’hui, il existe certains robots que l’on appelle d’ailleurs humanoïdes ou androïdes qui possèdent le même physique que l'homme, utilisant même notre langage. Les robots seront donc, dans un proche avenir, identiques à l'homme.
Néanmoins, cette ressemblance ne sera qu'extérieure, l'androïde n'étant qu'une machine. Celui-ci ne pourra donc jamais prétendre être l'égal de l'homme.
Considérer que la réalisation de l'IA est la reproduction mécanique de l'homme, voudrait réduire la pensée humaine à un simple raisonnement. Des scientifiques tentent, depuis quelques décennies, de comprendre et de schématiser le cerveau humain dans l'espoir de le reconstituer, de manière chimique ou mécanique, afin de l'implanter dans un androïde.
Il est important de noter que seul un véritable homme peut contenir une once d’humanité.

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